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Le Trio Joubran

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Trois frères, trois oud. Samir, Wissam et Adnan. Sur scène et en studio, ils croisent leurs instruments comme trois voix solistes pour n’en former qu’une. Le oud, luth oriental, est devenu la voix de leur âme, coeur battant de leur être avec lequel ils ne forment qu’un. A trois, toujours. Dans leurs compositions, chacun vient apporter sa pierre à l’édifice, sans jamais faire de l’ombre aux deux autres. Car pour eux, la musique n’a de sens qu’à trois. Chez les Joubran, la virtuosité ne cède jamais le pas à la démonstration. Ce qui est en jeu chez ces natifs de Nazareth issus d’une longue lignée de luthiers, c’est la perpétuation d’une tradition. Une tradition qu’ils ont aussi profondément renouvelée par leur innovation sur le oud, cet instrument soliste qu’ils conjuguent à merveille au pluriel. Depuis 2002, leur réputation n’a cessé de croître : de l’Olympia à Paris au Carnegie Hall de New York en passant par les Nations Unies, tous leurs concerts ont lieu à guichets fermés. Sur scène, accompagnés par leur compatriote percussionniste Youssef Hbeisch, leurs compositions laissent place à leur exceptionnel talent d’improvisateur, et il suffit d’un regard adressé aux deux autres pour que les trois voix ne fassent aussitôt plus qu’une.


C’est aussi à travers les mots du célèbre poète Mahmoud Darwich, qu’ils ont mis en musique (À l’Ombre des mots), que les Joubran célèbrent leur pays. Car si c’est de musique qu’il s’agit, c’est aussi de Palestine dont il est question ici. Ecouter le Trio Joubran, c’est ainsi plonger dans l’âme d’un peuple. L’Egypte avait Oum Kalthoum, le Liban Fayrouz. La Palestine a désormais le Trio Joubran. »

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