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Antonio Zambujo

Chanson portugaise

António Zambujo chante le fado avec une voix d’ange, miroitante de nuances ambrées. Une voix à la beauté singulière et hospitalière, qui réunit en elle le masculin et le féminin. Il est épris de fado. Il aime ses émotions, ses vertiges, et connaît par coeur toute la palette de ses nuances. Mais Il sait aussi l’enfermement d’un amour fusionnel… Aussi se ménage-t-il des espaces en vol libre, s’autorisant le plaisir de la digression. C’est tout cela qui le mène aujourd’hui vers cette chanson moderne et intemporelle, qui n’est plus tout à fait du fado mais qui en possède toute l’intensité.
Né à Beja dans la région de l’Alentejo, António s’est initié très jeune au « Cante alentejano », ce chant polyphonique d’accompagnement du travail qui est typique de cette région du sud-ouest portugais. Plus tard il apprend la clarinette qu’il délaisse pour s’adonner pleinement à l’art de la voix. Il a 24 ans lorsque Amália Rodrigues meurt (nous sommes en 1999) et il raconte avoir pleuré ce jour là en écoutant en boucle un disque de la diva disparue. « Il y a un fado avant Amália et un autre après elle », explique-t-il. Et c’est elle, assurément, qui lui a donné le goût de chanter ce scintillant vague à l’âme, ce blues du Portugal qui rime aussi avec la saudade et la mélancolie transcendée. D’ailleurs, il a participé au début de sa carrière à un spectacle musical dans lequel il tenait le rôle de son premier mari…

Dans son dernier album paru en France, Rua Da Emenda on pense comme souvent avec lui à quelques grands chanteurs brésiliens comme João Gilberto, Caetano Veloso et Chico Buarque, et aussi à Chet Baker et son jazz cool. Ses quinze chansons sont autant de vignettes attachantes, comme des moments volés au quotidien et qui semblent cueillis dans les ruelles de Lisbonne et sur les bords du Tage. Au coeur d’orchestrations brillantes qui font la part belle aux guitares et aux instruments à vent, la clarinette et la trompette en tête sans oublier l’accordéon, ce sont l’amour et l’amitié qui tiennent les premiers rôles, incarnés par la voix de velours du chanteur. En prime, pour son public français qui ne cesse de grandir, António Zambujo a repris La chanson de Prevert de Serge Gainsbourg. Avec son néo-fado qui n’appartient qu’à lui, le Portugais sait décidément faire naître de grands frissons, sous-tendus par une intense lumière intérieure et une douce sensualité.

Fan et ami de l’illustre compositeur brésilien Chico Buarque, Antonio enregistre au Brésil en collaboration avec celui ci un album des plus belles compositions du maitre reincarnées par le chanteur lisboéte. Ce programme a été présenté en septembre 2016 en ouverture du festival d’Ile de France à Paris. L’album est paru en nov. 2016 au Portugal et au Brésil « Ate Pensei que fossa minha ».

Egalement en 2016, Antonio a vécu un véritable phénoméne scénique au Portugal en présentant 20 concerts à guichets fermés dans les Coliseum de Lisbonne et Porto avec son ami et chanteur Miguel Araujo. 20 concerts où les billets se sont arrachés en quelques minutes dès leur mise en vente. Depuis la notoriété de l’artiste au Portugal ne cesse de grandir….nous n’imaginions pas qu’il puisse en être autant.

En 2017, Antonio s’installe au plus prés de son public seul sur scéne avec sa guitare, pour notre plus grand bonheur.

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